Serenia Academy

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 Le garçon, l'Opéra et Leah [PV Akiro]

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MessageSujet: Le garçon, l'Opéra et Leah [PV Akiro]   Dim 28 Fév - 0:03

    Notre histoire commence la nuit de la veille et il est actuellement deux heures du matin. La jeune Momoka travaillait cette nuit là sur un ouvrage en tissu peu commun. Il s'agissait en réalité d'une étoffe de tissus blanc, que la jeune dame était en train de broder. A côté d'elle, gisait quelques bobines de fils de coloris qui différaient les uns des autres. Les doigts recouverts de Sparadras. Une chose est sûre, elle est en train de coudre quelque chose, mais la nature de ce vêtement reste encore inconnu. Il semble que l'élève en ait encore pour un bon moment avant d'achever son ouvrage...

    Le garçon, l'Opéra, et Leah.


    Tout se passait un Samedi après-midi au Parc. Le climat était relativement doux pour un après-midi du mois de Mars. Le soleil brillait de milles-feux dans le ciel azure et seul quelques rares nuages blanchâtre venaient troubler ce ciel paisible. Une fraîche petite brise vint renforcer ce paysage qui semblait peint sur toile. La forêt de l'internat était visible à l'horizon, non loin de l'emplacement d'où la description pouvait être faite. Le parc était verdoyant de verdure et de fleurs et les nuances céladon, lichen, absinthe, mélèze et véronèse se mêlaient à des diverses variétés d'Adonis flammea, d'Agrostemma githago, d'Acer monspessulanum, d'Antirrhinum latifolium et encore bien d'autres végétaux floraux dont les noms à rallonges commençaient par un A

    Momoka, quant à elle, n'était vêtu que d'un simple chemisier gris et d'une jupe assortit. Malgré le climat plaisant, il était facile de prévoir que le temps n'allait pas tarder à se rafraîchir en fin d'après-midi. Pourtant, au vu de ses heures de labeur de la nuit passée, elle n'avait pas daigné de se lever avant 13h38, heure à laquelle elle se devait de partir impérativement. Ainsi, prenant au vol le panier contenant le casse-croûte de l'après-midi et l'empaquetage, elle n'avait pu chopper qu'une veste au passage et sortir en trombe.

    Malgré cela, c'était donc dans ces joyeuses circonstances, que Momoka tenait un petit paquet. Son emballage était bleu et il était fermé par un ruban de satin rouge, sur lequel le nom d'Akiro avait été brodé avec soin. Elle y avait joint une petite carte insignifiante qui pendait tout au bout du galon écarlate. En tant que lecteur, vous devez faire un rapide analyse de rapprochement entre le prologue et ces lignes, pourtant, le jeune homme à qui était destiné le paquet devait ignorer la nature du présent. En effet, il ignorait totalement que le paquet qu'il n'allait pas tarder à ouvrir contenait un magnifique T-shirt blanc, sur lequel un Opéra au chocolat avait été finement brodé. En dessous de cette représentation de dessert, il y avait le slogan : I ♥️ CHOCOLATE!

    L'élève posa le panier dans lequel elle avait prévu quelque collations pour l'après-midi sur le banc qu'ils occupaient et tendit le cadeau à Akiro, en lui expliquant qu'il s'agissait d'un cadeau de retour et qu'elle serait ravie qu'elle le porte.


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Akiro Haruko
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MessageSujet: Re: Le garçon, l'Opéra et Leah [PV Akiro]   Dim 28 Fév - 3:24

Ce samedi était loin d'être un samedi ordinaire où l'on fait ce que l'on fait chaque samedi. Aujourd'hui, Akiro devait se rendre au parc de la ville avec un tête un but bien précis. Il était d'aller rejoindre une certaine jeune fille qu'il n'avait pas vue depuis des lustres. Enfin des lustres, il l'avait déjà vue au Bal de Noël, mais cette fois, il ne serait que seul avec elle. Depuis qu'elle était partie, il s'en était passé des choses. Ainsi, des rafales de questions pouvaient être posées, surtout de curieux possessifs et protecteurs comme notre cher petit sorcier aux cheveux cendrés. Des questions comme...pourquoi un des yeux de la jeune fille a-t-il changé de couleur ? Pourquoi était-il passé du violet améthyste au rouge ? Chose intrigante mais surtout pas commune et très bizarre. Voilà un petit aperçu du genre de questions que pourrait poser Akiro...si toutefois il jugeait le moment et l'ambiance apte pour déballer tout son sac. Bref, pour se préparer, le jeune homme ne c'était pas franchement cassé la tête. Il avait enfilé un T-shirt à manches longues noir et par dessus, un T-shirt à manche courte blanc avec une capuche. Concernant son pantalon, il n'avait mis qu'un simple jean et pour finir avec la garde robe, il ne mit qu'une simple paire de tennis blanche en guise de chaussures. En gros, il n'avait pas fait les plus grands efforts du monde, flemmard comme il était de toute façon...enfin bref. L'heure du rendez-vous approchait à grand pas. Akiro se préparait donc à partir quand il se mit tout à coup à penser à quelque chose d'important. Aujourd'hui, il ne venait absolument pas les mains vides. La veille, il avait veillé jusqu'à très tard pour finir un certain objet. Un indice sur ce qu'il était ? Eh bien...disons qu'il avait il n'y a pas si longtemps pensé à une de ses amies qu'il considérait comme sa petite sœur. Et plus particulièrement à un objet que lui avait fabriqué son frère défunt. Une fois que l'objet recherché fut trouvé, le jeune homme aux yeux de glace le rangea dans une de ses poches. Puis il quitta sa petite chambre individuelle où il avait résidé pendant plus de 7 ans, pour se diriger là où il avait rendez-vous avec la jeune fille nommément Momoka. Il fut arrivé le premier, comme dans beaucoup de cas où la fille arrive en dernière car elle passe ¾ d'heure à se maquiller. Mais fort heureusement cette fois, la fille n'arriva pas trop en retard, si ce n'est quasiment pas. C'est avec un sourire chaleureux que l'accueillit le sorcier. Il s'assirent tous deux sur un banc puis il ouvrit de grands yeux surpris quand elle lui tendit un paquet à l'emballage bleu fermé par un ruban rouge. Ce n'était pas souvent qu'on lui offrait un cadeau à lui...il n'en avait reçu que deux pendant ces 7 années passées à la magic school...d'ailleurs, il estimait que déjà deux cadeau étaient trop pour lui, lui qui ne méritait rien...curieux, il s'empara du paquet et enleva doucement le ruban. Puis il enleva l'emballage et....contempla le SUPERBE T-shirt que lui avait offert son amie. Tout d'abord, je tiens à préciser que le visage d'Akiro était caché par ce sublime cadeau. Et que par conséquent, Momoka ne pouvait apercevoir l'air statufié du jeune sorcier aux yeux de glace. Euh...comment dire...en fait déjà porter ce genre de T-shirt pour une quelconque personne était un peu...osé ? Et en plus...révélation, Akiro n'aimait pas le chocolat(même le nutella oui xD). Alors bon...c'était bien parce que c'était son amie...il décida enfin après 5 secondes de blanc de baisser le cadeau et de sourire à Momoka en lui disant :

« C'est vraiment pour moi ? Mais voyons...il ne fallait pas Vraiment ! C'est trop d'honneur voyons. »

Puis vint la seconde épreuve après le sourire convaincant au possible : l'épreuve du « tu portes ce T-shirt » ! Akiro baissa lentement le regard vers ce fameux cadeau...devait-il vraiment le porter ? Il n'y était pas obligé...mais sinon Momoka, son amie serait bien triste...raaah saleté de boudiou de sentiments ! Bon fallait tout de même se lancer. Aussi est-ce pour cela qu'il enleva son T-shirt actuel pour le remplacer par son SUBLIME nouveau T-shirt xD Franchement, dès à présent il n'osait plus regarder les passants dans le parc, si bien qu'il rougissait légèrement, ce qui est une chose bien rare, très rare même. Puis il se souvint de son cadeau à lui qu'il avait fourré dans une de ses poches. Oui bon en fait à la base il s'en était pas souvenu, c'était pour éviter qu'on ne le voit trop longtemps rougir. Maiiiiiiiis y'avais quand même une part de vérité. Quand il eût trouvé ce qu'il cherchait, il l'installa dans le creux de sa main et pris doucement une de celle de Momoka. Puis enfin, il fini par y glisser dedans, une barrette en forme de rose comme motif. Oui c'était un cadeau très nul j'en conviens, mais c'est qu'il était pas très doué pour les travaux manuels l'Akiro. Celui-ci retira ensuite sa main et se grattant la joue par gêne, le regard dirigé vers un endroit inconnu, il dit :

« Ça...c'est mon cadeau...désolé je ne suis pas très fort...pour faire les trucs moi-même... »

Ne me blâmez pas, JE n'ai pas changé de sujet, c'est Akiro qui c'est débrouillé pour éviter de mentionner le T-shirt xD
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MessageSujet: Re: Le garçon, l'Opéra et Leah [PV Akiro]   Dim 28 Fév - 4:12

    Momoka contempla avec un mélange de stupéfaction et d'émerveillement Akiro portant le T-shirt. Magnifique ! Elle le trouvait simplement sublime! Il tombait à la perfection et le slogan était réellement mis en valeur. Ainsi, l'étudiante pu voir qu'elle n'avait pas travaillé pour rien, Akiro aimait son cadeau! Du moins, c'est ce qu'elle pensait, car si la pauvre fille avait su la vérité, elle en aurait été bien chagriné. Quoi qu'il en soit, elle sortit le plus discrètement possible son appareil photo, dans un but que vous connaissez certainement. Pourtant, il n'en fut rien, car quelque chose l'arrêta.

    Son ami venait de glisser un joli petit objet dans sa paume. Il s'agissait d'une magnifique barrette, marquée d'une rose. Le regard pairs de Momoka glissa lentement sur le présent. Ce fut un mélange de diverses émotions qui submergea la jeune femme durant quelques instants. Cette attention la touchait, car s'était le premier réel cadeau d'Akiro à elle. Elle trouvait ce petit objet, qui pouvait paraître insignifiant pour d'autre, tout simplement splendide. Elle l'attacha donc dans ses cheuveux ouverts avec une grande joie, avant de remercier avec conviction - Un peu plus que celle dont Akiro avait faire preuve, ce qui était compréhensible - son ami.

    Pourtant, si Akiro pensait se débarrasser des fameuses photos avec cela, il se trompait. Et c'est ainsi que le flash recommença à vivre. Elle n'hésita pas à prendre une bonne vingtaines de diverses photos, les prenants tous les deux, en compagnie de leur ravissant cadeaux respectifs. Elle ne manquait donc pas de prendre la photo de façon à ce que ce merveilleux slogan "I ♥️ CHOCOLATE" soit mis en valeur au possible. C'était une activité complètement euphorisante pour la jeune Momoka, qui n'avait plus passé de samedi après-midi comme celui-ci depuis des lustres.


    Et c'est là que le renversement de situation arrive. La jeune étudiante s'était finalement posée et avait décidé de tendre l'un de ses gâteaux à Akiro. Elle les avait préparés la veille au soir, en respectant scrupuleusement la recette. Son regard coulissa donc et atterrit malencontreusement sur la broderie qui ornait le T-shirt du jeune homme. Un magnifique, splendide, superbe, resplendissant Opéra au chocolat noir-Café. Ses yeux pairs le regardèrent comme hypnotisé. L'espace de quelques instants, il se passa alors quelque chose d'étrange.

    Et c'est ainsi, que, la minute d'après c'était une Momoka aux deux yeux rouges qui se tenait devant le pique-nique. Oh, ce n'était pas le seul changement, loin de là. Ses cheveux étaient devenus plus foncé et avaient pris une teinte ardoise bleuâtre, bien loin de l'argenté éclatant de l'ordinaire. Son air était devenu plus calme, plus désabusé. Mais le regard, était ce qui frappait le plus. Les émotions que le miroir de l'âme essayait de faire partager différaient complètement des habitudes. Il était plus violent, plus haineux, mais aussi plus vil. Ce n'était plus Momoka, mais Leah.

    Elle se leva et se dirigea vers Akiro, une lueure impassible peignant son visage. Elle posa délicatement sa fine main de porcelaine sur le visage du jeune étudiant et rapprocha son visage du sien. Elle plongea son regard stressant et oppressant dans les yeux de glace de son interlocuteur et essaya de lire en lui comme dans un livre, ce qui s'avéra difficile. Quelques instants passèrent et ce fut finalement pour entendre la voix cristalline de Leah.

    -Qui est-tu, toi ?



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Akiro Haruko
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MessageSujet: Re: Le garçon, l'Opéra et Leah [PV Akiro]   Dim 28 Fév - 21:19

Ce fut donc avec joie que Akiro constata le sourire qui venait de s'installer sur le visage de son amie à la vue du minuscule cadeau du jeune homme. Celui-ci avait tourné quelques secondes avant, son regard sur Momoka, tout en le changeant quand même de direction de peur d'être encore plus ridicule qu'il ne l'était déjà. Au moins, il n'aurait pas bossé pour rien pour une fois...d'ailleurs, pour une fois qu'il bossait, fallait pas trop se plaindre. Ben oui, n'oublions quand même pas que monsieur ne fais jamais rien en cours. La jeune fille mit donc la barrette dans ses cheveux. Au moins, elle avait l'air d'avoir plus de considération pour son cadeau que Aki' en avait pour le sien. Quel gros gouffre...enfin bon, y'avais quand même du positif dans le négatif. Bref...ce n'était cependant pas pour autant que le supplice du T-shirt se terminait. Momoka sorti de son sac, cet objet démoniaque, crée par un humain tout à fait banal, visant à imprimer dans une carte, des images que l'on appelle photographie, plus communément appelée sous le nom de photo. Cet objet démoniaque n'était donc autre que, vous l'avez bien deviné, un appareil photo. C'est bon...Akiro était cuit. Maintenant, c'est sûr, jamais il n'oublierai cette journée si spéciale...pour la simple raison qu'il aurai les photos sur la conscience. Allons bon...positivons un peu. Le ridicule ne tue pas (encore heureux sinon cette planète serait bien déserte d'ailleurs) et puis, il s'y habituerai bien au bout d'un moment non ? Espérons-le pour lui. Ce fut donc une petit séance photo qui se produisit, sans que notre sorcier puisse y faire quelque chose. Toute protestation aurait certainement blessé son amie, ce qu'il ne voulait pas le moins du monde. Vive les sentiments de culpabilité et de peur moi j'dis. Une fois que ce fut fini, Momoka rangea son petit appareil, ayant pris un bon paquet de photo. Puis soudain, quelque chose changea soudainement. Le sorcier regardait son amie, quand il se rendit compte que les cheveux de la jeune fille changeaient progressivement de couleur. Du superbe gris argenté, ils étaient passés au ardoise bleuâtre. Changement radical sur ce point qui ne s'avéra pas être le seul. Ses yeux...ils étaient tous deux rouges à présent, et son regard n'était plus celui qu'il avait toujours connu. C'était un regard...rempli de sentiments malfaisants...Tout d'abord, sur le visage du jeune, on put clairement y voir de la surprise. Était est-ce vraiment étonnant ? Je ne crois pas...quand une personne change ainsi devant vos yeux alors qu'il ne possède à votre connaissance aucun pouvoir permettant ce genre de chose, c'est tout, sauf normal. Quand « Momoka » se leva, le regard du jeune homme aussi changea. Il était redevenu neutre et froid...impassible si l'on puis dire. Il ne réagissait pas, ne bougeait pas, ne se concentrait que sur la jeune fille qui venait de poser sa main sur son visage. Le regard de « Momoka » croisa celui de glace d'Akiro. Là non plus, il ne réagissait pas...En entendant la voix et les paroles de celle qui lui faisait face, il fut sûr que ce n'était pas son amie. Tout était différent...voix, apparence, regard et même mentalité..Le sorcier n'allait quand même pas garder le silence...il avait trop de questions à poser. Il répondit d'abord à celle de la jeune fille :

« Je m'appelle Akiro Haruko...je suis l'ami de Momoka... »

Sa voix à lui était devenue maintenant aussi neutre que son regard. Cette attitude ne vous rappelle t-elle pas quelque chose ? Comme par exemple, le Akiro seul et sans ami qu'avait connu Momoka lors de leur première rencontre ? En effet, on aurait dit, même si aujourd'hui c'était un peu différent d'avant. Les questions qui lui démangeaient le crânes lui brûlèrent maintenant la langue. Et les poser, il aurait aucun problème pour le faire. Aussi est-ce pour cela qu'au lieu de se taire et d'attendre patiemment que l'inconnue prenne la parole, il demanda :

« Et toi donc...puis-je savoir qui me parle ? »
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MessageSujet: Re: Le garçon, l'Opéra et Leah [PV Akiro]   Dim 28 Fév - 22:23

    Le jeune homme du nom d'Akiro lui retourna sa question. Quelle outrance pour une jeune fille de ce nom, de devoir se présenter à un simple sorcier de bas étage. Pourtant, c'est ce qu'elle décida de faire. Cela faisait tellement longtemps qu'elle ne s'était plus éveillé, maintenant qu'elle trouvait quelqu'un pour lui faire la conversation, elle se devait de l'utiliser comme il se devait. La main blanche du corps de la jeune Momoka coulissa sur le visage du garçon, jusqu'à arriver à son éxtrêmité, avant de libérer définitivement la figure de son interlocuteur.


- Jeune homme, vous avez affaire à Lady Leah Cross.

    Le changement de comportement de l'étudiant n'échappa pas à Leah, qui pouvait l'observer à travers Momoka. Il était soudain devenu plus froid, et lire en lui était chose moins aisée, et la jeune demoiselle n'avait actuellement aucune envie de s'affairer à lire dans un être aussi simplet que lui. Ainsi donc, elle se laissa l'opportunité de jouer : Elle allait essayer de le cerner au fil du temps qui passerait, comme son Alter-Ego avait réussi à le faire avant elle. Un dernier froncement de sourcil, une dernière tentative de plonger son regard écarlate dans les iceberg qui servaient d'yeux à Akiro, qui échoua.

    Elle s'éloigna définitivement, pour s'assoir sur le modeste morceau de bois qui servait de banc à ce parc. En apprenant sa venue ici, elle avait espéré mieux que cette académie qui faisait penser aux écoles publiques. Qu'avait donc en tête Ashleight, en les envoyant ici toutes deux ? Bon nombres d'établissement se serait battu ne serais-ce que pour avoir Momoka entre leur murs, et Leah devait se porter garante de sa sécurité. Accoutré de ses vêtements succins, elle devait avoir l'air d'une roturière comme on en trouve couramment, et personne ne devait se douter du rang qu'elle occupait. Elle en était profondément désolée.


- Je vous serais garante à l'avenir de ne plus me tutoyer.

    C'est avec ce sentiment d'indignation qu'elle contempla le visage de la personne lui faisant face. Avait-il bien prononcé le mot "Ami" quelques instants plus tôt ? Cela était étonnant, pour ainsi dire. Il faisait loin le temps où Momoka avait eu quelques rares "Amis". Elle plissa les yeux, et dévisagea le garçon. Étrange, très étrange. Elle poussa un long et profond soupire, qui semblait presque sempiternel.


- Momoka devrait mieux choisir ses amis.
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Akiro Haruko
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MessageSujet: Re: Le garçon, l'Opéra et Leah [PV Akiro]   Dim 28 Fév - 23:06

Akiro n'avait pas lâché des yeux la jeune fille dont il attendait une réponse à la question qu'il venait de poser. Son regard de glace était toujours planté dans le sien et ne se détournait pas. Le sorcier était toujours aussi immobile même quand l'inconnue fit coulisser sa main sur son visage. Puis elle se présenta sous le nom de Leah Cross. Bizarre ça...c'était donc une autre personne qui résidait ainsi dans le corps de son amie ? Peut-être quelqu'un de sa famille. Ou alors était est-ce simplement une double personnalité ? Questions qui resteraient en suspens tant qu'elle n'auraient pas été posées à la personne concernée. Quoi qu'il en soit, sa manière de parler agaçait quelque peu Akiro. Non mais...pour qui elle se prenait elle ? Pour la reine d'Angleterre peut-être ? Ah qu'il n'aimait pas cet air supérieur qui donnait l'impression que l'on se faisait marcher dessus...l'arrogance, quelle émotion détestable pour notre jeune élève et son caractère qui justement haïssait ce genre de personne. Bon...pour une fois, il allait faire un effort. Garder son calme et ne rien répondre face à cette attitude désagréable. Après tout, peut-être n'était-elle pas comme ça...et boum, non, cette supposition tomba presque aussitôt à l'eau. Une fois que Leah fut assise sur le banc, elle commença à demander à notre petit sorcier de la vouvoyer. Non mais...et puis quoi encore ?! Comme si il allait obéir docilement à un tel ordre ! Déjà, les ordres, il n'aimait pas en recevoir et encore moins, les respecter. Mais alors là, on lui ordonne carrément de vouvoyer...Crac ! C'est bon, c'est perdu, le câble est pété, Akiro ne la piffait tout simplement pas cette fille. Il allait franchement péter un gros mais gros câble quand ! Petit angelo Aki' fit son grand comeback et murmura à l'oreille de notre sorcier légèrement énervé par Leah : « Calme toi...n'oublie pas...tu t'es promis de faire des progrèèèèèèèèèès ». Ainsi la voix triompha de nouveau et le jeune homme aux cheveux noirs cendrés se calma légèrement. En fait, il ne fit pas paraître extérieurement son agacement. Il avait fermé les yeux et avait croisé ses bras, un air bien calme sur son visage. Ainsi il avait laissé le silence s'installer...quand Leah repris la parole. Et là, ses mots firent ouvrir soudainement les yeux d'Akiro, sa colère remontant en flèche. Mieux choisir ces amis disait-elle ? Là...c'est bon elle n'avait plus de tête. Les yeux de glace du jeune homme étaient à présent cachés par ses cheveux. Il ne souriait pas le moins du monde, il ne pouvait tout simplement pas...Cette Leah, il était clair et net qu'il ne l'aimait pas du tout. Déjà qu'elle était arrogante, mais alors là...faire des remarques de ce genre, c'est encore pire que cette arrogance. D'une voix sèche, il s'adressa à la jeune fille :

« Tout d'abord...n'espère même pas un seul instant que je te vouvoie...c'est franchement de l'espérance inutile...Ensuite... »

Quand il eût prononcé ce mot, il lança alors un regard clairement en colère à Leah. C'était un de ces regards à vous glacer le sang complètement, surtout si vous êtes une petite âme sensible qui à peur de la moindre petite bestiole. Maintenant, cela n'affectait peut-être pas la fille aux cheveux bleuâtres. Certainement d'ailleurs. Il poursuivit de la même voix sèche et avec un ton un peu plus disons...effrayant ?

« Ose redire encore redire un commentaire sur Momoka et je te jure que je vais franchement te faire ta fête... »

Il n'espérait en aucun cas faire peur à Leah, loin de là. Juste lui faire comprendre qu'il ne plaisantait pas avec des sujets comme ça.
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MessageSujet: Re: Le garçon, l'Opéra et Leah [PV Akiro]   Ven 5 Mar - 22:05

    Leah fit mine de chercher quelque chose à manger dans le panier. Elle ignorait totalement le pathétique sorcier en face d'elle, qui se la jouait à la dure. Elle soupira et sortit quelque chose qui ressemblait au dessert sur le T-shirt de l'étudiant. Elle saisit une cuillère et commença à le déguster. Pourtant, il manquait quelque chose. Il était quinze heure, et la chose la plus importante manquait. Du thé! Tant pis, elle s'en passerait mais il fallait avouer que cela lui causait un vide.

    Elle jeta son regard écarlate sur le parc. Il n'était pas si mal que cela, mais ce qui la gênait était la présence de "gens" autour d'elle. Durant sa contemplation vide de son environnement, Akiro s'évertuait à parler, et elle prenait un malin plaisir à l'ignorer de la sorte. C'était tellement amusant de le voir s'énerver pour un simple petite phrase. Une simple petite insulte lancée à l'adresse de son idiote d'alter-ego. Elle déplaça lentement son regard coquelicot en direction du folichon, et réfléchit quelques instants. Elle avait envie de passer du bon temps en se servant de quelques jouets traînant par ci par-là, ça tomberait sur ce pauvre Akiro.


    - Momoka est une idiote.


    Qu'elle lança. Elle était impatiente de voire la réaction de l'étudiant faiblard qui contrôlait si mal ses émotions. Elle l'observa à travers son regard de rubis, tout en commençant à déguster son opéra. Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas revu la lumière du jour... Elle devait rester un minimum "gentille" avec Akiro, c'était avant tout grâce à sa stupide coopération qu'elle avait pu venir. D'ailleurs, qui aurait pensé qu'un simple dessert au chocolat puisse la ramener ? C'était un pur hasard. Leah était impatiente de voire la réaction de son interlocuteur, et elle décida de pousser la plaisanterie un peu plus loin.

    - Une idiote écervelée, qui va finir par rendre l'âme à ce train.


    [Désolée, post fait pour pas bloquer!]
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Akiro Haruko
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MessageSujet: Re: Le garçon, l'Opéra et Leah [PV Akiro]   Ven 12 Mar - 15:31

Donc, Akiro tentait désespérément de garder un minimum de calme et de ne pas exploser de colère afin de ne pas réduire le parc et ses quelques personnes qu'il contenait, en cendres. Oui, je vous le confirme, il n'est pas du genre à ne pas s'énerver facilement. C'est quelqu'un qui perd très vite son calme, et on le voit en ce moment, quand au soudain ton sec qu'il eut quelques secondes plus tôt. Ou plutôt, disons qu'il n'aimait pas que l'on soit un minimum méchant avec un de ses amis. Mais ça aussi vous l'aviez surement remarqué, c'est une évidence. Alors, vous vous doutez bien que quand à l'insulte envers Momoka par Leah fut un certain accentuateur(existe pas mais osef) de colère en Akiro. Ainsi donc, vous savez certainement qu'il dût faire un gros effort pour ne pas exploser comme une terrible bombe atomique, pire qu'Hiroshima et Nagazaki. Qu'allait t-il donc pouvoir faire pour mettre en œuvre ce qu'il venait de dire, tout en se maîtrisant ? Très dur comme question mon cher Watson... surtout pour une personne comme le jeune sorcier qui fonce surtout tête baissé et réfléchis bien après le temps imparti. Hors, il allait donner gros coup de poing à Leah QUAND ! Petit angelo Aki' revint dire bonjour pour la 3ème fois de la vie de notre sorcier. « Caaaalme-toiiiii. Réfléchiiiiiiiiiiiiiiiiiis. Gardeeeeeeeeee ton calme. Zeeeeeeen attituuuuude. Yoga attituuuuuuuuuuuuuuude. Kapoera le pokémooooooooooooooon. ». Et ainsi, Akiro se mit enfin à réfléchir à une solution plus censée qu'un gros coup de poing dans la figure de cette impertinente jeune fille qui squattait le corps de Momoka. Voyons voir...il serait judicieux en effet de ne pas tuer Leah...sinon, par logique il tuerait aussi Momoka et nous voulons tous bien sûr que Momoka ne meure pas et Akiro nous fasse une dépression se rapprochant fortement au suicide. Quel serait donc le meilleur moyen de punir sans faire trop mal ? Le jeune homme aux yeux de glace eût une soudaine idée. Mais en fidèle à sa réputation de fonceur, il ne se demanda même pas si la solution qu'il venait de trouver était la bonne ou non. Alors, il attendit que Leah finisse sa deuxième phrase, puis en tiltant aux mots que la jeune fille venait de prononcer, il assena sa main derrière sa tête. En gros, il lui donnait une petit claque, façon Gibbs de NCIS. Puis il retira sa main et lança un de ces regards dont l'émotion qu'il reflétait était totalement indescriptible.

« Ça suffit avec tes bêtises ! Et pourquoi est-ce qu'elle rendrait l'âme ?! »

En fait, c'était le genre de sujet qu'il valait mieux éviter avec Akiro. Vous pouvez être sûr que si il ne veut pas se stopper avec ses questions, il continuera jusqu'à ce que vous crachiez le morceau. Il n'y a presque rien qui pourrait le dissuader d'une telle décision, têtu comme il est en tout cas, ce serais très difficile. Ses poings étaient maintenant serrés. Encore une fois, il se retenait d'exploser. Mais maintenant il avait bien conscience qu'un tel énervement était puéril. Mais en grand doué qu'il était, contrôler ses émotions était quelque chose d'extrêmement difficile, surtout qu'il venait à peine de réussir à en analyser une partie. Vive l'asociabilité hein ?

[HS : pas grave, pas trop d'inspi non plus xD]
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MessageSujet: Re: Le garçon, l'Opéra et Leah [PV Akiro]   Dim 21 Mar - 18:34

    Leah avait finalement réussis à trouver une thermos de Thé dans la corbeille. Elle écoutait paisiblement Akiro débiter ses âneries, tout en faisant couler le liquide doré dans la tasse, avant de ranger à nouveau le cylindre de métal dans la corbeille en osier. «Ne pas dire des choses sur Momoka » « Ne pas toucher à Momoka » « Blablablablablblaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa». Cela commençait légèrement à exaspérer la demoiselle. Pour qui se prenait-il à la tutoyer ? Un être aussi insignifiant que lui ne devait que se prosterner, et se taire. Subir, devait être son mot d'ordre. Infliger était le mot d'ordre de la semi-divinité. Obéissance, il lui devait. Savait-il seulement à quoi il se mesurait ? Il était fort possible d'en douter, vu le ton sur lequel l'étudiant s'adressait à Leah.

    - Tais-toi. ordonna t-elle, sur le point de s'énerver.

    Chacun de ses membres semblait trembler de rage. Il en fallait peu, vraiment très peu, et non pas pour être heureux, mais pour énerver l'Alter Ego de Momoka. Le corps de la Sorcière semblait s'être peu à peu entouré d'une aura noire. Elle semblait disperser ses ténèbres autour d'elle, les retirer directement de Abysse. L'atmosphère était tendue. Les cheveux Ardoise de la belle semblaient chacun s'être entouré de la force de ce halo, qui repoussait toute forme de gravité présente. En réalité, Leah n'était pas au summum de son énervement, mais l'invocation de son pouvoir pouvait souvent le laisser entendre. La tasse de porcelaine se désagrégea peu à peu, pour devenir poussière et disparaître entièrement. La jeune femme avança doucement vers le visage de Akiro. Ses doigts blanc, longilignes n'étaient qu'à peu de distance avant de rentrer en contacte avec le jeune homme, son interlocuteur. Ce que l'Esprit allait faire n'était que peu commun. Elle allait, pour la première fois depuis leur retour à la Magic school, faire appel à son pouvoir. Elle allait rentrer en contacte avec l'au-delà, et parler aux âmes des défunts, repousser les lois de la physique établis par les humains, défier Dieu, une fois de plus. Quelque chose, une sorte de force peu commune, l'attirait chez Akiro, et elle voulait en connaître l'origine. Une ressemblance avec un être très connu aussi. Les mains de Leah finirent par frôler les joues de Akiro. L'œil de la Mage sembla se vider de toute émotion, pour devenir un Monochrome écarlate. Le corps de Akiro fut irrémédiablement lui aussi recouvert de cette Aura, sans pour autant subir le sort de cette pauvre tasse. Un sentiment désagréable s'empara de l'attaquante, ce qui le faisait obligatoirement subir à la victime ensuite. Un subtil poison, un trouble l'âme causé par la crainte et une acariâtre sensation d'incertitude. C'était comme si il distillait ses effets au compte-gouttes, lentement, pour créer une horrible sensation d'attente interminable.

    Un sentiment qui n'était pas une émotion, mais qui possédaient moult similitudes avec la peur, étroitement liée avec une sorte d'appréhension, la révulsion d'un évènement irréfutable. Comme si la Faucille de l'âme venait, et se présentait à vous, pour finalement vous ronger de l'intérieur. Un malaise qui ne donnait qu'une envie : celle de s'en aller, peu importe où, juste pas ici. Un cœur qui se mettait à battre à tout rompre. Et ceci n'était qu'un avant goût de ce qui attendait généralement les victimes. Il s'agissait d'une attaque mentale, psychologique, destinée à troubler l'esprit de son martyre. Ce pouvoir pouvait allez jusqu'à se nourrir de l'âme de sa proie, ce qui bien sûr n'attendait pas Akiro. Alors, les images défilèrent à l'écran. Toutes plus vite les unes que les autres. Elles n'étaient pas droites, comme une caméra mal cadrée. Tout d'abord, on pouvait apercevoir une petite fille, aux cheveux limpides, maculée de sang. La pièce était mal distinguable, mais si votre regard voulait bien s'attarder sur la décoration, le papier peint avait été redessiné aux éclaboussures de sang, et le sol jonché de morceaux de cadavres, des bras, des têtes, des pieds. Les visages étaient crispé d'une expression d'horreur. Puis, soudainement, la scène sembla éclater en milles morceaux comme un miroir, avant qu'apparaisse une autre scène.

    Cette fois, c'était un sentiment de haine qui vous prenait. Haïr, c'est tuer virtuellement, détruire en intention, supprimer le droit de vivre. Haïr quelqu'un, c'est ressentir de l'irritation du seul fait de son existence, c'est vouloir sa disparition radicale. Une sorte de suc violent et corrosif, l'annulation de quelque chose, l'assassinat virtuel. Mais cette haine était aussi, et surtout mélangé à un autre sentiment : La culpabilité. L'impression de porter une charge, celle de la responsabilité. Être comme pointé du doigt, sentir que la faute est rejeté sur vous, et que c'est justifié. Une colère que l'on porte à sois-même, le fait de ne pas reconnaître de blesser injustement, alors qu'on vient de le faire. Un renouveau incessant, se dire que si, cela n'aurait pas. Tout cela, Leah le ressentait comme si elle y était. La véracité des visions était éstomaquante,Parce qu'à présent, il s'agissait d'une Maison en feu. Une maison qui était dévoré par les flammes, rongé par la chaleur, dans laquelle on pouvait entendre les poudres tomber, et s'écraser sur ce qui pouvait être des corps. A son tour, l'image se brisa comme un miroir, et donna sur un autre tableau.

    Une sensation de faim. Un vide, un creux au niveau de l'estomac. Des tremblements sur tout le corps, une maigreur impressionnante. Cette impression désagréable, apparaissant après un certain temps sans manger, qui pousse un être vivant à rechercher de la nourriture. Scientifiquement parlant, il s'agissait d'un ressentit qui se produisait quand le niveau de dans le foie tombe sous un certain niveau, précédant habituellement le désir de manger. Cette sensation, souvent déplaisante, provient de cellules sensibles à une très faible chute de la glycémie, localisées dans l'hyphotalamus puis est libérée par des récepteurs dans le foie. Bien qu'un être humain puisse survivre plusieurs semaines sans manger, la sensation de faim commence en général après quelques heures sans approvisionnement. Emotionellement parlant, il s'agissait de quelque chose d'acariâtre, une envie vitale non assouvie. Et l'image qui parut aux yeux de nos deux observateur fut celle d'une fillette. Pas plus de onze ans. Maigre. Elle ne semblait avoir que la peau sur les os. Tremblante. Le décor était un stand de fruits. Elle avançait le bâton qui lui servait de bras en direction d'une poire. Et ce qui attaqua les deux étudiants tout de suite après, fut un émoi d'étouffement. Chaque cellule, chaque parcelle, chaque atome, chaque Ion du corps ne réclamant ensemble et en chœurs qu'une seule chose : De l'air ! De l'oxygène ! De quoi dilater les poumons ! Une main éléphantesque venait de se fermer sur le frêle cou de la voleuse, et commençait à la serrer de toute sa force.

    Les images continuaient comme cela, a défiler, puis à se briser les unes après les autres. Elles étaient envoyées par les défunts, par les fantômes de ce monde errants, ceux qui voyaient tout. Ceux qui communiquaient. Ceux qui entendaient. Tout cela semblait se passer très lentement, pourtant, il n'en était rien. Le temps passé au maximum devait être de quelques secondes, avant l'élément perturbateur. En effet, Momoka s'était réveillée. La colère est une émotion qui traduit de la frustration, de l'insatisfaction, d'un sentiment d'injustice. Une impuissance à se soustraire à la situation non désirée. Une révolte intérieur. Elle est vécue uniquement à l'égard de ce qu'on identifie, à tort ou à raison, comme étant "responsable", comme était la cause de ce sentiment. Ce n'était même plus de la colère que la jeune sorcière éprouvait, mais de l'irritation, du mécontentement, de la rage, de l'exaspération, de la fureur. Et ce réveille eût pour effet de casser le charme. Ce qui se passa ensuite ne resta que très floue. Il ne s'agissait que d'une retranscription simplette de l'esprit des trois personnes présentes, dans l'incapacité l'analyser le phénomène. Il s'agissait d'une métaphore visuelle. Pourtant, Momoka et Leah savaient pertinemment ce qui venait de se passer. Leah avait été visuellement éjectée du corps de Momoka, mais elle n'en restait pas moins un esprit, opaque, translucide et non solide. Juste une illusion. Les yeux de Momoka étaient devenus durs, froid. Le véritable sentiment que ressentait Leah à ce moment là, n'était même plus comparable à de la peur. Cette dernière est par définition une émotion ressentie en présence, ou encore en perspective d'un danger. Le terme désigne aussi une appréhension, ce qui vire plus du côté de la phobie. La peur est ce qui gronde dans le courage ; la peur est ce qui pousse le courage du but. La peur ne peut se passer de l'espoir, et l'espoir de la peur. Et ce que ressentait Leah n'était rien de tout cela. C'était bien plus poussé. La mèche de cheveux blancs de Momoka qui cachait son œil gauche s'ôta de la vue, pour laisser paraître un rubis, une perle écarlate, perçante comme une flèche. Tout cela n'était que version réduite et rapportée par les neurones du cerveau de l'homme. Et puis, une sorte d'aimantation ; L'hologramme de Leah aimanté par la mains blanche de Momoka, une lumière aveuglante qui aurait rendu aveugle n'importe quel être vivant, une fusion parfaite, un bruit assourdissant mais qu'il était incapable de classer. Et le silence. Une absence de sons, et de bruits.

    - Eh, ca va ?

    Momoka s'était adressé à Akiro. Ses cheveux étaient retombés sur son œil, et en dessous du banc sur un diamètre de quelques mètres, l'herbe avait été brûlée, consumée.
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Akiro Haruko
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MessageSujet: Re: Le garçon, l'Opéra et Leah [PV Akiro]   Dim 28 Mar - 16:34

Akiro ne bougea pas, l'air franchement énervé. Lui qui d'habitude était si impassible...comme quoi, il commençait à retrouver toutes ses émotions qu'il avait perdues par le passé, autant les bonnes que les mauvaises. En tout cas, le ton supérieur que prenait Leah ne lui plaisait pas le moins du monde. Il détestait être pris de haut, et surtout qu'on lui donne des ordres, ce que faisait exactement la jeune filles aux cheveux bleuâtres. La colère commençait à prendre le dessus, quand un événement soudain le força à se calmer illico presto. La tasse que tenait Leah...elle se désagrégeait à vue d'œil, jusqu'à ce qu'elle se transforme en fine poussière. Mais ce n'était pas tout. Une aura se forma autour d'elle...puis elle frôla les joue du sorcier au yeux de glace, l'entourant aussi de cette même aura qui l'entourait. Ce fût alors un sentiment désagréable qui s'empara de lui. Un mélange de plusieurs autres sentiments, dont certains lui étaient inconnus. Ce qui l'attendait ensuite le surpris plus qu'autre chose. Des images défilèrent, des images représentant une petite fille aux cheveux clairs. Ceux-ci, et ainsi que les murs étaient maculés de ce liquide rouge que nous possédons dans nos veines, ce qui nourris les vampire...du sang...tout autour de la gamine il y avait des corps sans vies, des parties de corps comme des têtes des bras des pieds...et sur son visage, de l'horreur. Qui n'aurait pas été horrifié d'ailleurs ? Hormis les malades mentaux, les schyzo, les psychopathes et compagnie, qui ? Surtout devant des yeux d'enfant ? Puis, comme un miroir, tout éclata en milles morceaux. La suite ne fut pas plus joyeuse...en effet...surtout pour Akiro. Oui, surtout lui. Il ressentait des émotions qu'il avait voulu bannir à tout jamais de son cœur. Il voyait des images qu'il aurait voulu oublier, ou simplement de jamais revoir. L'incendie de sa maison, le jour où il avait tout perdu, ce jour où il avait ressentit une immense culpabilité. Une haine envers lui-même. Il s'entendait encore se dire par pensée « Incapable, minable, égoïste, imbécile », et d'autres insultes encore, bien d'autres insultes, plus méchantes les une que les autres. Il commençait dès à présent à se re-renfermer. Revenir à la même situation qu'il avait vécue pendant des années, 7 ans exactement. Solitaire, froid, mélancolique, et toutes les émotions négatives qu'il avait accumulées au fil des années après ce terrible incendie qui avait tout détruit. Mais heureusement, toutes ces pensées éclatèrent en milles morceaux, en même temps que l'image qui défilait devant ses yeux. Ce fut alors une toute autre scène qui se passa devant son regard de glace. C'était à présent une fillette maigre, qui n'avait que la peau sur les os et affamée qu'apercevait Akiro. Il sentit alors une énorme sensation de faim grandir. Comme si il n'avait pas mangé depuis des jours. Il avait déjà par le passé, connu cet effet que produisait la faim. Après tout, il avait jadis fugué de chez lui et avait dût se débrouiller seul pour pouvoir manger. Le jeune homme vit alors la petite fille essayer de voler un des fruits présent sur l'étalage. Quand soudainement, il commença à manquer d'oxygène. La gamine se faisait étrangler par une autre personne, qui visiblement, ne ménageait pas ses forces afin de l'étouffer sans pitié. Pour finir, l'image se brisa en milles morceau encore une fois. La suite des évènements fut alors très vague pour le sorcier aux cheveux noirs cendrés. Une sorte de...fusion ? C'était plutôt flou à vrai dire. D'ailleurs, tout se conclu quand une lumière aveuglante fit son entrée et le ramena à la réalité. Il resta quelques secondes figé, laissant le silence prendre de l'ampleur. Il était plongé dans ses pensées, de désagréables souvenirs que lui avait fait revivre cette expérience. Personne ne parlait, c'était à peine à se demander si notre petit Akiro était bel et bien de retour parmi les vivants. Il avait l'air...très ailleurs. Puis, la voix de Momoka le fit tilter et il repris alors complètement conscience. Il posa alors son regard de glace sur elle, ses yeux ayant cessé d'être vides. Il ne remarqua pas l'herbe sous le banc qui avait brûlé. Tout ce qu'il remarqua, ce sont les cheveux qui obstruaient l'œil gauche de la jeune fille. Mais bon, il ne tira aucune conclusion pour le moment...le jeune sorcier laissa un léger silence s'installer. Il savait quoi répondre à Momoka mais...en même temps non...comment expliquer...il se sentait ni bien ni mal. Il était entre les deux à vrai dire. Ce n'était pas vraiment définissable. Enfin, sur le moment, il ne pouvait pas...non, il ne savait pas comment l'expliquer à quelqu'un qui n'était peut-être pas dans le même état que lui. D'ailleurs, comment se sentait-elle ? Lui il s'en foutait un peu...un peu beaucoup même ! Mais elle, elle allait bien au moins ? Bref, après quelques secondes de silence et de réflexion, Akiro finit enfin par répondre à la jeune fille :

« Ouais...ça peut aller...mais..et toi...? »

Il la laissa donc répondre à la question par une quelconque parole ou un quelconque geste, quand une pensée lui traversa soudainement l'esprit. Une pensée ? Oui certes, il y avait une pensée. Mais il y avait aussi une sorte d'hypothèse, née d'un souvenir non lointain, remontant à quelques minutes à peine. Ce qu'il avait vu, ces étranges images qui avaient défilées devant ses yeux de glace. Il y avait son passé, mais aussi celui d'une autre personne, et plus précisément d'une toute petite fille, âgée d'environ onze années de vie. Qui était-elle ? Momoka le savait-elle ? Et si par hasard...c'était elle, cette petite fille qui avait vécu l'horreur, qui avait connu ce que l'on appelle la famine ? Est-ce que c'était vraiment elle, la gamine qu'il avait vu quelques minutes à l'écran, se faire étouffer par une personne ? Non...elle devait être morte après avoir subit cela non ? En y réfléchissant...lui aussi avait subit une situation similaire à celle de la petite fille sur les images. Et pourtant, il était toujours là, bien vivant malgré tout. Alors pourquoi la elle ne serait pas vivante. C'est vrai qu'elle avait l'air fragile. Il avait la sale impression que si on la bousculait ou que l'on lui faisait du mal, elle se briserai comme une petite poupée en porcelaine. Mais bon, les apparences sont trompeuses après tout...non ? Exemple, qui aurait cru que Akiro serait aussi souriant alors qu'il avait toujours été froid pendant 7 longues années ? Bref, voilà le genre de question que se posait le jeune homme aux yeux de glace. Il aurait bien voulu ne rien dire de plus, ne poser aucune question ni rien. Mais, toutes ces hypothèses lui démangeaient le crâne, produisant un effet de marteau tapant dans la tête insupportable. Alors, il se traita d'imbécile curieux dans sa tête, et finit par demander à la jeune fille :

« Momoka...la petite fille sur les écrans...est-ce que...c'était...toi...? »

A présent cher lecteur, Akiro se préparait mentalement à s'enterrer, et culpabilisait déjà d'avoir poser cette question. Certainement qu'il avait peur de la réaction de son amie ? Très certainement, du moins, ce n'est pas à exclure. Du moins, moi je te le confirme que c'était bien de la peur, mais lui, n'étant pas maître dans l'art d'analyser les sentiments de ce genre, il ne pourrait pas. Bref, le sorcier fixait de son regard de glace la jeune fille aux cheveux argentés. En fait, ce n'était pas la seule question qu'il voulait poser. Mais là, il choisi de se taire et de ne pas en rajouter une couche. Car à ce qu'il s'imaginait, il ne ferait qu'alourdir sa peine encore plus. Or, comme il voulait pas sombrer dans la culpabilité, il allait s'abstenir et se contenter de la réponse que lui donnerait Momoka...du moins pour le moment.
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MessageSujet: Re: Le garçon, l'Opéra et Leah [PV Akiro]   Ven 16 Avr - 11:45

[Momoka ?]
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MessageSujet: Re: Le garçon, l'Opéra et Leah [PV Akiro]   

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